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Ibn Battouta, le plus grand voyageur du XIVe siècle

Manuscrit ancien ouvert sur une page enluminée, évoquant les récits de voyage d’Ibn Battouta

Il y a des noms qui habitent une maison. Au Riad Ibn Battouta, le nom du voyageur est partout : sur la façade, dans la bibliothèque, et surtout sur les sept suites, chacune baptisée d’une étape de ses périples. Dormir dans la suite Tombouctou ou la suite Constantinople, c’est habiter un chapitre de la plus extraordinaire odyssée du XIVe siècle. Mais qui était donc cet homme que l’on compare souvent à Marco Polo, et dont les pas ont couvert bien plus de terrain ?

Tanger, 1304 : un départ pour La Mecque

Abu Abd Allah Muhammad ibn Abd Allah al-Lawati al-Tanji Ibn Battuta naît à Tanger le 24 ou 25 février 1304, dans une famille de lettrés musulmans d’ascendance berbère. Formé au droit malikite — la tradition juridique dominante au Maghreb —, il part à vingt et un ans accomplir le pèlerinage à La Mecque. Le départ, le 14 juin 1325, devait être le début d’une absence de près de trois décennies. Ses parents étaient encore en vie ; il raconte plus tard que les quitter fut « pour eux comme pour lui une cause de maladie ».

Carte ancienne représentant les routes maritimes et terrestres du monde médiéval

Vingt-huit ans de route, 120 000 kilomètres

Le bilan de ses voyages défie l’imagination : quelque 120 000 kilomètres parcourus entre 1325 et 1349 puis jusqu’en 1353, au travers de la quasi-totalité du monde islamique et au-delà. Afrique du Nord, Égypte, Arabie, Irak, Iran, Anatolie, les steppes de la Horde d’or, Constantinople, l’Inde où il sert huit ans comme juge auprès du sultan de Delhi, les Maldives, la Chine jusqu’à Quanzhou, puis l’Andalousie, et enfin l’empire du Mali, à Tombouctou — un itinéraire qu’aucun voyageur connu de son époque n’a égalé.

Son secret ? Il voyageait léger, en musulman. Partout où l’islam régnait — et au XIVe siècle, il régnait de l’Atlantique à l’océan Indien —, Ibn Battouta trouvait des juges, des mosquées, des compatriotes, un cadre juridique familier. Il prêchait parfois, jugeait, épousait, divorcait, repartait.

La Rihla : le récit dicté

Rentré au Maroc, il ne tint jamais de journal de ses voyages — tout était dans sa mémoire. À la demande du sultan mérinide Abu Inan, il dicta ses souvenirs au lettré Ibn Juzayy entre 1354 et 1355 environ. Le résultat, la Rihla — titre complet : « Un cadeau pour ceux qui contemplent les merveilles des villes et les merveilles du voyage » —, est l’un des monuments de la littérature universelle : un panorama des mondes du XIVe siècle, peuplé de sultans, de caravanes, de tempêtes, de marchés aux parfums inoubliables. Ibn Juzayy y ajouta des ornements littéraires, comme le voulait l’époque ; l’œuvre reste néanmoins une source précieuse, et presque unique, sur de nombreux territoires.

Fès : la ville qui l’a reçu à son retour

Si Ibn Battouta est né à Tanger, c’est à Fès qu’il se rattacha à la fin de sa vie, à la cour des Mérinides, dans la capitale intellectuelle de son temps. Certains récits le disent mort à Fès même, vers 1368 ou 1369. La médina dans laquelle vous marchez aujourd’hui est donc, en un sens très concret, la ville du retour du grand voyageur. Chaque ruelle qu’il a connue, chaque médersa, a été traversée par des yeux qui avaient vu Delhi et Tombouctou.

Chambre de riad avec voûte traditionnelle et décoration marocaine chaleureuse

Voyager avec lui, au riad

Nos sept suites portent les noms de ses étapes — de Grenade à Tombouctou, en passant par La Mecque et Constantinople. À votre arrivée, demandez la généalogie de votre suite : nous vous dirons ce qu’Ibn Battouta y a vu, ce qu’il y a mangé, ce qu’il y a raconté. La bibliothèque du riad conserve plusieurs éditions de la Rihla pour prolonger la lecture au coin du feu. Et si vous voulez partir sur ses traces, nous vous proposerons des itinéraires dans la médina à la recherche du XIVe siècle — il suffit de nous contacter.

Le grand voyageur n’a jamais cessé d’habiter Fès. Le riad qui porte son nom est une manière de le reconnaître, et de vous inviter, à votre échelle, à reprendre la route.

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Le Riad Ibn Battouta vous attend aux portes de la médina — 7 suites, un spa traditionnel et des ateliers d'artisans.

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